Un vent de Russie

Un vent de Russie

Budapest - 06 / 04 / 2026

Gul Baba

Cet après-midi j’ai visité le mausolée de Gul Baba, un haut dignitaire de l’empire ottoman qui a été enterré ici je ne sais plus quand. Mais de ce que j’ai retenu (et compris), c’est à dire peu parce que, à mon étonnement, il n’y avait quasiment rien d’écrit sur lui de plus que sur le site internet.

Puis une amie d’enfance que je n’avais pas vu depuiiiiiis (au moins 6 ans je crois) m’a rejoint. Il me semble qu’on s’était croisé au prolétariat à Nîmes il y a 4 ans, mais je ne suis absolument pas certaine de moi. Et si on ne s’y est pas vu, ça veut dire que la fois précédente remonte à… Au moins 6 ans (voire plus). J’habitais déjà à Chartres quand sa famille a déménagé à Budapest. On a pris un café ensemble, puis je l’ai accompagnée chez le coiffeur. Sa sœur avait tenté de lui faire un dégradé mais… Bon, disons simplement qu’elle est allée chez le coiffeur. Suite de quoi on s’est séparé pour le dîner. On s’est retrouvé ensuite pour boire un verre. On a bien discuté. Sur les coups de 22 heures, sa sœur aînée est arrivée. On a bien discuté, je ne l’avais pas vu non plus depuis une éternité. Probablement 10 ans ou plus. Puis, sur les coups de 23 heures, un de leurs amis du lycée, embauché par l’orchestre de Moscou en tant que tromboniste, nous appelle pour dire qu’ils viennent de finir un concert à Budapest avec leur orchestre et nous propose de les rejoindre.

Soirée "à la russe"

Me voici donc avec 2 jeunes filles (mes amies), et une horde de jeunes Russes qui nous servent de la vodka et des pogacsas, dans un hotel de luxe en plein centre-ville. A ma décharge, quand on m’a demandé “tu veux de la vodka”, j’ai dit “no, thank you, I will not drink any alcohol”. Je calculais le nombre de verres et il y en avait clairement un pour moi… Et une de mes amies m’a expliqué que pour les Russes, “pas d’alcool”, ça se traduit en actes par “un peu d’alcool”. Bref, par un habile subterfuge, je suis parvenue à vider quasiment l’entièreté de mon verre dans celui du mec qui nous accueillait (désolée, j’assume, s’il y a un Russe qui lit ces lignes, j’espère ne pas vous offenser). Puis en me retournant, j’ai fait mine de vider mon verre d’un trait alors que je n’en avais bu qu’à peine une goutte. Tour de main dont, même si l’hospitalité russe peut se voir offensée, je dois avouer être assez fière.

Enfin, soirée complètement lunaire. J’ai serré la main de tout l’orchestre de Moscou. Plus exactement, tous les vents de l’orchestre de Moscou. Visiblement, ils entretiennent une entente cordiale entre les différents branches de l’orchestre (vents, cuivres, cordes, etc.). J’aime beaucoup les Russes, mais ils sont fous. Très honnêtement, amis lecteurs russes (si jamais un de vous passe par là), vous êtes cinglés. Mais c’est ce qui fait que vous êtes aussi attachants.

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