Direction Sofia !
Direction Sofia !
Budapest - 19 / 04 / 2026 (et Osijek)
Au revoir amis, au revoir famille
Ce matin je suis allée à la messe en français à l’autre bout
de Budapest, pour dire au revoir à tous les amis que je me suis fait et saluer
les familles qui m’ont accueillie. J'ai hâte d'en retrouver certains à Lyon en septembre ! Puis je suis rentrée à l’appartement en
centre-ville, j’ai fini les restes du frigo et direction : le match de
basket de ma petite cousine Flora. C’était trop cool ! Elle est super
douée et son équipe a gagné 1 match sur 2 (le second, que l’équipe adverse a
remporté à 8 points près, était contre une équipe mixte, composée de 2 filles et
10 garçons… Je ne sais pas à quel point c’est équitable dans un match sportif
mais bon). Ensuite je suis allée avec eux passer le reste de l’après-midi. J’ai
failli pleurer. J’aime trop ma famille et je les vois si rarement que ça me
fait trop mal au cœur de partir. Snif snif.
Galères de bus
Melinda, ma tante, m’a emmenée à la gare routière de
Népliget (sud est de Budapest) avec tous mes bagages. Je suis arrivée vers 20 h
10 – 15 pour prendre mon bus à 20 h 30 directiooooooooooooooooon :
SOFIA ! Capitale de la Bulgarie !!! Mon bus fait un stop en Croatie
avant, à Osijek, proche de la frontière nord-ouest de la Serbie. J’ai trop hâte
d’y être. Bon, d’abord mon bus a été retardé et ce n’était pas très rassurant
comme situation parce que l’écran d’affichage n’affichait pas les bus en retard
une fois l’heure de départ passée. Ce qui veut dire qu’avant 20 h 30, je voyais
l’annonce de mon bus et le numéro de quai (5), mais qu’une fois cette heure
passée, mon bus ne s’affichait plus. Et je ne savais pas si je devais
m’attendre à un changement de quai, ce qui est tout à fait possible lors d’un
retard. Donc je me rends sur le quai 5 et je vois que le prochain bus qui y est
annoncé par à 21 h 15 pour Vienne. Bon. Je demande à une dame qui me dit
« THE BUS TO BULGARIA IS ALREADY GONE ». Je continue à me demander si
elle pensait que j’étais sourde ou si elle était énervée parce qu’il n’y avait
vraisemblablement aucune raison de meugler. Enfin, ça m’a surtout fait paniquer
mais la raison a très vite repris le dessus : mon bus est en retard, je
peux le voir sur l’application FLIXBUS. En revanche, sur l’app il n’y avait
aucune indication complémentaire non plus concernant le quai… Heureusement, je
suis allée demander à un groupe de jeunes si par hasard ils allaient à Sofia,
ils m’ont dit que non mais qu’ils prenaient le même bus et descendaient à
Osijek. À partir de ce moment je me suis sentie super rassurée de savoir que je
n’étais pas la seule et que je n’avais pas loupé mon bus.
Nuitée à la gitane
21 h : enfin, mon bus arrive. Je peux embarquer tous
mes bagages et m’installer confortablement. Le bus est plein au 2/3 et super
propre, ce qui est relativement rare (et très appréciable) dans un Flixbus de
nuit. Cerise sur le gâteau : à Osijek, quasi tout le monde descend et
personne ne monte. Nous ne sommes plus que 14 dans le bus. J’ai pu à peu
près dormir quelques heures. Je me suis sentie stupide en réalisant que j’avais
laissé mon bandeau cache soleil et mes boules quies dans ma valise… En soute.
Bon, heureusement j’avais mon hoodie et j’ai descendu ma capuche jusque sur mon
nez et resserré le cordon de sorte à ce que l’on ne voit plus que mes narines.
Un des deux conducteurs a sorti un matelas qu’il a posé sur la banquette
arrière pour dormir. Au moment du changement de conducteur, le second conducteur
s’est allongé en transversale sur une rangée de siège, ses jambes suspendues
au-dessus de l’allée centrale (comme tous les passagers jusqu’à lors). Moi, je
vois que le conducteur ne vas pas utiliser le matelas : ni une, ni deux,
je m’installe dessus et je peux finir ma courte nuit dessus, entre 7 heures du
matin et 9 h 30. On dirait vraiment une gypsie avec ma guitare en soute, mon foulard en pashmina en guise de cache soleil enroulé sur ma tête et mon matelas à fleurs au fond du bus, sur les routes des Balkans. Je pourrais peut-être passer le casting de chat noir chat blanc s'ils font une réédition ?
Contrôle d'identité
C’est une curieuse aventure que de traverser la
Serbie de nuit. Le pays ne fait pas (encore) partie de l’Union Européenne.
Donc tout le monde descend, vérification des passeports. C’est la première fois
que je fais tamponner mon passeport ! Je suis surexcitée comme une enfant.
Je ne savais même pas qu’il y avait deux « lignes de frontière » à
traverser quand on sortait de l’Europe. D’abord, la frontière de sortie de
Croatie, puis l’entrée en Serbie, où je fais tamponner mon passeport à 2 h 30
du matin, puis la frontière serbe où je fais tamponner à nouveau mon passeport
aux alentours de 10 heures, puis la frontière d’entrée en Bulgarie, membre de
l’UE, où le mec regarde juste mon passeport. Y a quelque chose de grisant à
faire tamponner mon passeport.
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