Cap sur l'Irlande
Cap sur l'Irlande
11 / 02 / 2026 - Cherbourg, Océan Atlantique
Enfin ! Me voici arrivée à Cherbourg où je remplis un questionnaire de satisfaction sur les ports de Normandie, après m’être enregistrée, en attendant que l’appel dans le hall commence. Avec tous mes bagages on aurait dit une saltimbanque… Enfin, c’est ce qu’il faut ! Me voici donc à bord du bateau qui est gi-gan-tesque. Je ne sais pas combien de cabines il y a là-dedans, mais au moins 500.
Traversée
Petite pépite du jour : j’avais réservé une cabine partagée à 4, mais j’étais toute seule dans la cabine.
Petit bémol du jour : on s’est mangé une tempête. On venait de partir (16 h 30), et je commençais déjà à sentir la nausée venir à vitesse grand V. Donc je vais dans un des salons pour m’assoir. Et j’ai fait la rencontre de Leslie, un homme assez âgé d’une gentillesse immense ! Ancien militaire irlandais, il s’était reconverti en infirmier psychiatrique après avoir vu les traumas causés dans l’armée, puis après avoir vu un peu trop de fous, a choisi de devenir transporteur de produits médicaux. Donc il avait son van dans le ventre du bateau dont il allait vérifier la température toutes les 2-3 heures. Il m’a offert un thé, on a discuté toute la soirée. Dieu soit loué, parce que sinon je pense que mon repas du midi aurait refait surface…
Nuit mouvementée
Après avoir longuement discuté, direction douche, prière, dodo. Il y a eu une tentative de mettre à jour mon blog mais le mal de mer m’a très vite rappelée à l’ordre (genre, au bout de 2 lignes j’ai fermé mon ordinateur). Il y a aussi eu davantage une tentative de dormir plutôt qu’un réel sommeil… J’avais accroché mon sifflet scout au plafond pour pouvoir voir à quel point le bateau tanguait. Et bien franchement, je crois que parfois on souffre moins d’un mal qu’on ignore… Parce que du coup, dès que je sentais une grosse secousse, j’allumais ma lampe de chevet pour voir à quel point est-ce qu’il était raisonnable de m’inquiéter… Le problème, c’était pas tant d’avoir peur (même si je me réconfortais en chantant dans ma tête à chaque vague, soit toutes les 2 secondes, “j’ai Jésus dans mon bateau”), mais plutôt qu’allumer la lampe me réveillait complètement. Bref, j’ai dû dormir 2 heures.
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